Stéphane Mériaux
Dossier de Presse

Stéphane MERIAUX, par Tony DHALLEINE
2003

 

Les grands principes qui situent la pratique de Stéphanie MERIAUX reposent sur le développement spatio-temporel d’une combinatoire interrogeant une unité de : format, matière, couleur, qui pose comme pour de nombreux grands plasticiens la question : où commence et où s’arrête l’œuvre de l’artiste ?
Ces problématiques constituent un véritable vocabulaire plastique.
Si à la fois on ressent come une espèce « d’enfermement », en découvrant les toiles d’un format quasi identique, presque toujours carré, avec le renforcement du cadre dans le « motif » même de l’œuvre ; cette sensation disparaît soudain par « l’éclatement » des différentes toiles disposées ici « espacées » les unes des autres.
Le choix et le traitement des surfaces, les matières et les couleurs d’une rare maîtrise viennent compléter nos sensations d’ouverture et d’espace.

Parfois les matières « rassurent » car l’on croit pouvoir identifier sur les surfaces très fortement tactiles, des revêtements connus rappelant le fauteuil du grand-père, la moquette d’une vieille tante, des tissus d’ameublement « x » ou « y ».
Le tout est ici transcendé par une lumière quasi surnaturelle dont l’artiste seul, semble avoir le secret.
Alors que cette pratique semble être d’une infinie simplicité dans sa rigueur, (comme pour Piet MONDRIAN ou Franck STELLA) invitons le « profane » et le détracteur habituel de l’art moderne, à se jeter sur ses pinceaux pour qu’il puisse mesurer toute la complexité de la conception d’une œuvre comme celle de Stéphane MERIAUX…

Pourquoi ne pas rêver plutôt, de pouvoir accueillir chez soi les « multiples » de Stéphane MERIAUX sous une forme regroupée, les uns contre les autres, avec la possibilité quasi ludique d’en inter changer la disposition, l’ordre, un peu à la manière d’un jeu de cubes, d’un pousse-pousse…
Ainsi, à partir de ces œuvres, on pourrait en composer une nouvelle, simplement par différentes combinaisons « d’installations » sur un gigantesque pan de mur… ?
Pour finir, Stéphane MERIAUX fait partie, heureusement pour nous, de cette trop rare catégorie d’artistes qui font du bien aux sens.